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DIAPASON May 1999

LAURENT PETITGIRARD né en 1950 Concerto pour violoncelle et orchestre (a) Le Légendaire, Concerto pour violon, choeur et orchestre (b) Hamelin, pour violoncelle seul (c) Gary Hoffman (violoncelle) (a, c), Augustin Dumay (violon) (b), Orchestre Philharmonique de Monte- Carlo (a), Choeur de la Radio de Cracovie, Phiharmonie Polonaise (b), Laurent Petitgirard. * Le Chant du Monde LDC 2781113, distribution Harmonia Mundi (CD 165F).

Sans doute plus connu comme chef d'orchestre que comme compositeur, Laurent Petitgirard se trouve sous cette seconde casquette magnifiquement servi par Gary Hoffman, Augustin Dumay (créateurs des concertos gravés ici) et par... sa propre baguette. D'une écriture tonale sans grandes surprises mais magnifiquement raffinée, d'un style général inspiré et volontiers épique, sa musique emporte d'emblée l'adhésion de l'auditeur. Soutenu dès les premières mesures de l'ample Concerto pour violoncelle, l'intérêt demeure avec celui pour violon. Au renouvellement cherché désespérément par les compositeurs d'aujourd'hui, l'inspiration de Petitgirard apporte une contribution talentueuse, dans le registre de la tradition symphonique revisitée. Loin des sempiternelles querelles esthétiques, l'auditeur de bonne volonté trouvera àl'écoute de cette musique savante mais immédiate un plaisir justifié par la plénitude de la facture et l'évidence de l'expression.

Alain GALLIARI



CLASSICA May 1999

LAURENT PETITGIRARD (né en 1950) Concerto pour violoncelle. Le légendaire. Hamelin Gary Hoffman (violoncelle), Augustin Dumay (violon), Orchestre de la Phiharmonie Polonaise, Orchestre de Monte- Carlo, dir. Laurent Petitgirard LDC/HM.2781113 Nouveauté
Méditation symphonique

Outre Hamelin pour violoncelle seul (1984), ce disque réunit deux oeuvres concertantes de Laurent Petitgirard écrites a plus de dix ans d'intervalle. Si Le Légendaire (1983-84) était déjà disponible en CD (0SF 49013), le Concerto pour violoncelle (1994), en revanche, n'avait pas encore fait l'objet d'une édition discographique. Chef d'orchestre, Laurent Petitgirard est particulièrement à l'aise dans l'écriture pour grandes formations symphoniques. A l'inverse des compositeurs qui assortissent leur musique d'un commentaire d'une longueur inversement proportionnelle a la durée de l'oeuvre, il crédite ses auditeurs d'intelligence et d'un véritable sens de l'écoute: Sa musique s'inscrit volontiers dans le prolongement de la modernité franco-russe des débuts du siècle (Debussy, Strawinsky...) mais son sens mélodique le rapproche également d'un courant lyrique issu de Malher, via Chostakovitch ou Barber. Le Légendaire propose une immense méditation symphonique en un seul mouvement au lyrisme inspiré de bout en bout. Le dédicataire en impose une traduction noble, sans emphase. Quant au Concerto pour violoncelle, Il s'agit d'une oeuvre forte qui, incontestablement, a bien résisté a l'épreuve de l'enregistrement en studio. L'oeuvre est animée d'un souffle épique et frappe par son écriture qui tantôt flirte avec Messiaen, tantôt lorgne du côté de Bartok ou du Sacre. A la tête de l'Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, et avec l'aide du soliste Gary Hoffman (que l'on entend également dans Hamelin), le compositeur défend sa musique avec précision et élégance.

Karol BEFFA



RÉPERTOIRE July / August 1999

Laurent PETITGIRARD (1950) CONCERTO POUR VIOLONCELLE. LE LEGENDAIRE. HAMELIN. Gary Hoffman (violoncelle), Augustin Dumay (violon), Orchestre philharnonique de Monte-Carlo, Philharmonie polonaise, Choeur de la Radio de Cracovie, dir. Laurent Petitgirard. Le Chant du Monde LDC 2781113 (HM).

Dans le Concerto pour violoncelle, admirablement interprété par Gary Hoffman, Petitgirard a accordé une place très importante à la partie soliste qui peut parfois faire songer au Concerto d'Elgar. La partie d'orchestre est traitée avec beaucoup de raffinement et aussi de science, sans souci d'extravagances modernistes qui auraient gâché un propos émouvant au lyrisme discret et aux teintes diaphanes. Le final, haletant et syncopé, est une conversation à quatre entre le quatuor, le vio-loncelle soliste, l'harmonie et les per-cussions. Vision crépusculaire d'un temps présent qui, contre toute attente, redevient essentiellement tonal. Antérieur d'une dizaine d'années (1983-1984), Le Légendaire (concerto pour violon, choeur et orchestre) est peut-être moins achevé dans sa par-tie purement orchestrale, mais le violon de Dumay, son dédicataire, atteint à un haut degré de tension et la partie chorale est traitée de manière très in-téressante (un texte en espéranto à peine murmuré, comme la résonance de l'écho d'une âme perdue). Ici en-core, on appréciera l'importance donnée aux percussions originales, marque évidente de ce courant que l'on pour-rait qualifier de néo-impressionniste français (à tendance ethnologique...). Hamelin est une suite de quinze courtes pièces pour violoncelle seul qui évoquent le conte de Robert Browning Le Joueur de flûte de Hamelin ". L'oeuvre a été créée en 1984. Hoffman donne une interprétation violente et contrastée de cette page qui réinvente le folk-lore, où dissonances discrètes et contrastes dynamiques tracent un por-trait au burin de la figure légendaire du loueur de flûte. Une heureuse surprise et un bon choix pour qui voudrait s'initier en douceur à une musique contemporaine française traditionnelle et de qualité.

Philippe SIMON



AMERICAN RECORD GUIDE November / December 1999

Petitgirard Cello Concerto (a) Le Légendaire, Violin Concerto, chorus and orchestra (b) Hamelin, for cello solo (c) Gary Hoffman (violoncelle) (a, c), Augustin Dumay (violon) (b), Monte- Carlo Philharmonic (a), Cracow Radio Chorus, Polish Phiharmonic (b), Laurent Petitgirard. Chant du Monde LDC 2781113, (HM) 66 minutes

Laurent Petitgirard (b.1950) is better known as a conductor than as a composer. His music is effective and rich in allusion, as his intimate experience with the nuts and the bolts of the orchestral repertory has insured. Both concerto are beautiful, not too given to one particular style but unified in their serious expressiveness. The Violin Concerto plays off the soloist not only against the orchestra but against a choir singing words in Esperanto, yielding a sonic effect somewhat like Vaughan William's Flos Campi. As a matter of fact, the evocative feeling of that composer is recalled by the sound of this music, though the style is more eclectic. I recommanded the two concertos. Dumay is a fine violonist the orchestra and chorus seems excellent, as is the recording.

MOORE